Le premier soutien quasi primordial est celui du père de votre enfant. Cela permet d’appréhender votre projet d’allaitement sereinement. En général, le père s’investit également dans les tâches ménagères ce qui permet de vous soulager. C’est avec lui que vous aimerez partager vos joies et vos difficultés. Et il sera la personne la mieux placée pour vous réconforter et vous rebooster.

Les proches

Ensuite, nous ne négligerons pas le soutien des proches (famille et amis). Il ne faut pas culpabiliser de demander une écoute bienveillante à ceux qui ont toute notre confiance ni même de demander de l’aide pour de petites tâches ménagères lorsqu’ils vous rendent visite. Beaucoup seront heureux de pouvoir participer à votre projet de quelle que manière que ce soit.

 

Les professionnels

Les professionnels de santé ont un grand rôle aussi à jouer dans votre projet d’allaitement et le soutien attendu. Pédiatre, médecin, sage-femme se doivent de vous soutenir plutôt que de conseiller le sevrage ou de mettre sur le dos de l’allaitement votre fatigue. Être mère et par la suite reprendre également le travail est déjà en soi fatigant: ils devraient donc être en mesure de vous fournir toutes les informations nécessaires et le soutien dont vous avez besoin.

Votre médecin sera là aussi pour tout souci médical car il pourra vous faire les prescriptions nécessaires à votre problème (comme par exemple une infection). La sage-femme peut également faire des prescriptions mais celles-ci sont plus limitées.

Vous pouvez aussi compter sur les professionnels de l’allaitement. Ils ont une formation spécialisée sur le domaine ainsi que sur la relation d’aide mais ne pourront pas en règle générale faire de prescription.

Il est très important de dialoguer et d’échanger sur votre choix avec le mode de garde de votre enfant. Cette personne devra accepter de nourrir l’enfant avec votre lait et le gérer afin de ne pas le gaspiller pour que vous puissiez réussir à poursuivre votre allaitement. En l’informant correctement, il n’y aura pas de stress ni pour l’une ni pour l’autre et votre projet pourra se prolonger sans désagrément. Elle prendra conscience que le lait maternel n’est pas plus compliqué que le lait en poudre et vous n’aurez qu’à expliquer la manipulation et la conservation du lait. Pensez toutefois à bien l’écouter également pour entendre ses craintes et savoir vous aussi la rassurer.

 

Le milieu du travail

A cela, il faut aussi penser à votre entreprise. Elle pourrait mettre à disposition un espace pour que vous puissiez tirer votre lait et vous accorder les pauses nécessaires. Si votre choix pose souci avec le personnel, votre entreprise peut également informer sur l’allaitement pour éviter les soucis relationnels et d’ambiance. Ne pas oublier surtout que statistiquement, les enfants allaités sont moins malades et que les mamans en adéquation avec elle-même travaillent mieux ce qui est un plus pour l’entreprise.

La loi est du côté de la salariée allaitante, mais toutefois, il est préférable de trouver un accord avec l’entreprise sans avoir besoin de faire valoir l’article de loi pour une meilleure cohésion professionnelle.

Mais ne vous faites pas d’illusion, le soutien ne coule pas de source et n’est pas acquis. Il vous faudra être pédagogue et bien informer tout l’entourage de l’importance de votre projet d’allaitement.

Cela étant dit, vous ne l’obtiendrez pas forcément de tous, alors l’objectif à atteindre est l’indifférence sur votre choix ce qui évitera d’entendre des remarques désobligeantes et blessantes.

Vous n’êtes jamais seule, vous pouvez également compter sur des groupes de soutien d’autres femmes ou des associations de mères. Vous pouvez trouver ce soutien sur le liste de la Leche League, auprès d’Ombrel ou Solidarilait ou encore en allant sur le site de la Cofam.